Zavatta Anthony (K)

Direction Kerwich

Faits marquants

Septembre 2008, à Canéjan (Gironde) : Un clown armé d'un singe
À la scène, Fabrice Kerwich est clown. Hier, à la barre du tribunal correctionnel de Bordeaux, ce patron de cirque à l'enseigne Zavatta avait laissé de côté son nez rouge et ses grandes chaussures. En chemise à rayures, il comparaissait pour des violences n'ayant pas entraîné d'incapacité totale de travail et des menaces sur deux personnes chargées d'une mission de service public, en l'occurrence deux agents des services vétérinaires de la Gironde.
Le 30 septembre 2008, le cirque de la famille Kerwich venait de s'installer à Canéjan-La House lorsque les fonctionnaires se sont présentés pour un contrôle inopiné. Une titulaire et un vacataire. La femme a fait plusieurs observations qui ont inquiété le patron du cirque : un cheval attaché par le cou, la cage des lions trop petite, celle du singe aussi. Fabrice Kerwich, 55 ans, reconnaît qu'il a « pété les plombs », qu'il a eu peur que le spectacle du soir ne puisse pas avoir lieu. « La représentante des services vétérinaires ne faisait que dire " niet, niet niet "», a souligné l'avocat de la défense, Me Christian Blazy, plaidant une relaxe partielle. Le propriétaire du chapiteau a donc ouvert la cage du petit singe et a lâché l'animal dans les jambes de la femme fonctionnaire qui a eu très peur. Il a proféré des menaces. Il a fait sortir le chameau de son enclos. Il est aussi allé chercher un fusil dans sa caravane. Le prévenu soutient qu'il n'a pas visé les deux agents, qu'il n'a pas pointé le fusil en leur direction et qu'il avait simplement l'intention d'abattre les fauves, puisqu'ils étaient trop à l'étroit. Hier l'avocate des services vétérinaire, Me Sylvie Bourdens, a demandé en vain une requalification des faits en tenant compte des arrêts de travail.
Le représentant du parquet, Christian Vennetier, a requis quatre mois de prison avec sursis à l'encontre de Fabrice Kerwich. Le prévenu, qui avait déjà eu affaire à la justice, a été condamné finalement à six mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve, avec obligation d'indemniser les deux parties civiles. L'arme est confisquée.
(Source Sud-Ouest)

Les animaux qu'il détient