Max Crochet

Dresseur de félins

Faits marquants

Décembre 2009 - Max Crochet devrait répondre de multiples infractions devant la justice.

Max Crochet, le dresseur qui voulait créer un parc à thème sur la commune de Rexpoëde, n'en finit plus de se débattre avec les autorités judiciaires. Sur décision de justice,tous ses animaux lui ont été confisqués. Parallèlement, il fait l'objet d'une enquête préliminaire visant une série d'infractions et l'instruction de plaintes pour travail dissimulé et fausses prestations.

Les animaux de Max Crochet, deux lions, deux guépards et onze loups, ont été saisis sans heurt à Rexpoëde, avant-hier, par l'office National de la Chasse et de la faune sauvage (ONCFS), avec l'appui de la gendarmerie.

Depuis des mois, les animaux étaient placés sous séquestre, soit l'interdiction pour le dresseur de les faire voyager. Une décision qui avait été prise en attendant de trouver des structures d'accueil convenables pour les bêtes sauvages. Les fauves ont été confiés à un cirque, les loups à des zoos.
Quand il s'est installé à Rexpoëde, au début de l'été 2008 avec sa ménagerie, Max Crochet n'a pas pu produire les documents administratifs lui permettant d'exploiter ces animaux et de les présenter au public. Des problèmes de sécurité ont aussi été soulevés. La préfecture s'était prononcée sans ambiguïté en mars 2009 : « En raison d'irrégularités diverses, ces animaux présentent un risque pour les biens et les personnes ».
L'on se souvient qu'en septembre 2008, trois loups s'étaient échappés de leur cage pour s'offrir une balade dans les rues de Rexpoëde et sa campagne.
Éclipsées en début d'après-midi, les bêtes n'avaient été retrouvées que tard dans la nuit.

Mais il n'y a pas que les tracasseries administratives qui ont porté un vilain coup de griffe au projet de Max Crochet, quatre stagiaires ont porté plainte contre lui et Animalia production parc, le prestataire de service.

Numéro d'illusionniste
Alors qu'on leur avait promis une formation diplômante de dresseurs, ils se sont rendu compte qu'ils étaient surtout victimes d'un numéro d'illusionniste. Aucun diplôme ni brevet ne se trouvaient à la clé de cet apprentissage qui leur a coûté pour certains plusieurs milliers d'euros. Enfin, leur stage consistait selon eux à effectuer des tâches ingrates : ménage, cuisine, entretien des cages. Leurs plaintes dénoncent du travail dissimulé et le paiement de fausses prestations.

Le parquet de Dunkerque confirme qu'une enquête est en cours. Elle devrait aboutir à des poursuites judiciaires et un renvoi à la barre du tribunal pour une série d'infractions relevant de la législation vétérinaire, du droit du travail et des fausses prestations dénoncées par les stagiaires. • (J.-P. BRUNET)

Les animaux qu'il détient